Affichage des articles dont le libellé est Pasolini. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pasolini. Afficher tous les articles

vendredi 17 juillet 2009

Ô mages...

Bon alors, Pina Bausch sur scène, et ses spectacles systématiquement pris d'assaut, je n'aurai jamais vu ça dans ma vie. Bon, alors, en supplément de son oeuvre chorégraphique, il reste ses petites traces cinématographiques (l'ouverture de Parle avec elle et la princesse aveugle d'E la nave va de Fellini). Parmi toutes les images filmées qui ne transmettront sans doute que partiellement l'émotion de la scène, j'ai une tendresse particulière pour ce montage parallèle (et les étonnantes résonances des lieux) entre son propre film (La plainte de l'impératrice 1989, pas vu) et le Théorème (Pasolini 1968) :


Et tant qu'on est dans les hommages hors délai, allons-y franchement et désolé d'avance car après trois semaines de deuil mondialisé, ce blog perd son label "100 % MJ free" et y va de sa petite célébration dérisoire... mais c'est juste parce que c'est seulement hier que m'est revenue en mémoire cette scène d'une grâce inouïe (et c'était juste avant que je lise ça) :



Mister Lonely (Harmony Korine 2007)

... grâce inouïe, disais-je, quand bien même la quasi-totalité du reste du film d'Harmony Korine est à peu près irregardable, sans doute en partie parce que l'auteur pousse à son comble l'identification avec l'enfant "génial mais autiste et qui en souffre tellement". Au moins, durant ce plan d'ouverture aura-t-il réussi à ce que "rien ne pose ni ne pèse"... Son moonwalk à lui, somme toute.

jeudi 18 septembre 2008

Correctif à divers palmarès subjectifs

A inclure illico dans les meilleures scènes de danse:
Ucellacci e uccellini (Pier Paolo Pasolini 1966)

Soit "Mods meets Ragazzi". Pour ceux qui se demandent quel incunable groupe de Wigan ou de Leeds on entend dans la BO, levons le voile sur qui se cache derrière la musique. Et d'ailleurs, à propos de ce film, vous n'avez pas oublié ce fameux générique, dont il existe une variante robe du soir et maestro. Qu'une même  ritournelle se balade aussi bien dans la comédie populaire (un film avec Toto) que dans la haute culture (soirée à la Scala), voilà qui aurait sans doute ravi PPP.

A inclure derechef dans les plus beaux baisers de cinéma:

Onze Fioretti de Saint François d'Assise (Roberto Rosselini 1950)

La ferveur du croyant et le scepticisme de l'agnostique, le panthéisme de la nature et la matérialité du monde, l'attente d'un miracle qui ne vient pas et puis le doute, le doute toujours le doute, peut-être la seule chose en quoi croire. Tout ça dans un baiser ? Ben oui, tout ça dans un baiser...

D'ailleurs, ce n'est pas si évident avec ces extraits, mais le film du haut est plus ou moins un remake commenté de celui du bas. C'est sans doute plus clair avec cet autre extrait, témoignage de la foi bouffonne (comme de la foi dans la bouffonnerie) du cinéaste. 

Ces deux films, comment ai-je pu les oublier ? Grâcieux, carnavalesques et philosophiques tout le temps, ils sont...

jeudi 17 avril 2008

Mots filmés

Au cinéma, chaque mot compte. La preuve !


MONOSYLLABES:

Dieu est dans les détails et la direction d'acteurs va parfois se nicher jusque dans la prononciation d'une seule syllabe. Les Coen héritiers de Feydeau, maniaque de la ponctuaction de chaque "Ah !" et chaque "Oh !" ? Et si Fargo (1996), leur film le plus pur, ne se condensait qu'en quelques interjections ?

Toujours dans le registre des "digests in 5 seconds", je ne me lasse pas de cet excellent parallèle et puis celui de Scarface est aussi assez bêtement jouissif.



FLOW:

Dans ce petit exercice d'admiration (que je ne partage pas totalement à propos de ce film d'ailleurs, mais peu importe) autour de Pulp Fiction, c'est surtout la transformation de chaque syllabe en corps sautillant qui saute aux yeux. Pas tant un film d'action qu'un film où la parole est action. Pas franchement original de dire qu'on y flingue finalement plus avec l'impact des mots qu'avec celui des balles, mais c'est encore plus manifeste dans cette animation.





En passant, j'espère que vous n'avez pas oublié ce merveilleux clip où la musique paraissait naître de la pulsation même des signes des mots. Clip d'ailleurs introuvable sur Youtube et Dailymotion, ce qui nous vaut ce genre d'hommage désabusé.


KARAOKE:


De cette alliance des mots, de leur signe et de la musique, nous arrivons naturellement aux deux extraits qui avaient inventé le karaoké avant le karaoké.





Uccellacci et Uccelini (Pier Paolo Pasolini 1966)





Tirez sur le pianiste (François Truffaut 1960)