mercredi 3 octobre 2007

Soumis à la question

Comme j'aime vraiment beaucoup ce questionnaire et pour consolider la dimension furieusement et bêtement subjective de ce blog, j'y réponds tout en y rajoutant de nombreuses sous-catégories.

Plaisir inavouable : Des séquences de nanars (franchouillards giscardiens) vus dans mon enfance : la poursuite avec Bébel sur le toit du métro dans Peur sur la ville (Henri Verneuil), la machine à apprendre dans Les sous-doués ou l’usine à bouffe Tricatel dans L’aile ou la cuisse (Claude Zidi).
Récemment, les chansons années 80 (« Pop ! goes my heart ») et quelques (très bons) dialogues dans Le come-back.
Déjà fait mon coming out sur Planète terreur (Robert Rodriguez). Dois dire que depuis que j’ai appris que Rodriguez a un projet de remake de Barbarella, j’attends cela avec une certaine curiosité, si ce n’est impatience. Et en bons ( ?) futurs parents, allons-nous nous précipiter sur En cloque mode d’emploi ?
Sinon, j’aime vraiment beaucoup la façon dont ma copine me vante Spiceworld. Plutôt que de voir le film, je préfère l’imaginer comme une folie baroque à la gloire des Spice Girls doublée d’un pur esprit british, ce qu’il n’est sans doute pas.



« EST CLASSIQUE CE QUI FAIT AUTORITE » (Paul Valéry)

Classiques ennuyeux : Sonate d’automne (Bergman), Plan 9 from outer space (Ed Wood), Women (Cukor), La Salamandre (Alain Tanner)
Classiques de l’ennui, mais films adorés car dégageant une émotion tout à fait inattendue : In girum imus nocte et consumimur igni (Guy Debord), India Song (Duras), D’Est (Chantal Akerman)
Classiques vus il y a tellement longtemps qu’on s’en souvient vraiment très mal : Citizen Kane (Welles), Huit et Demi (Fellini), Sérénade à trois (Lubitsch) vus, il y a quasiment vingt ans et pas revus depuis.

PASSER A COTE

Vus trop jeune pour comprendre : Voyage en Italie (Roberto Rossellini), L’année dernière à Marienbad (Alain Resnais), L’année des treize lunes (Fassbinder)
Vus en morceaux, et donc jamais d’une traite : Ordet (Dreyer), Cul de Sac (Polanski), Sauve qui peut (la vie) (Godard)
Vu à moitié : vu qu’un des deux Smoking / No smoking (Alain Resnais) et je ne sais plus lequel.

« QUOI ! TU L’AS PAS VU ! »

Classiques jamais vus : Dies Irae (Dreyer), Le Guépard (Visconti)
Film arty jamais vu : A l’Ouest des rails (Wang Bing)
Pas vu alors que le DVD est sur nos étagères depuis trois ans : 1900 (Bertolucci)
Pas vu alors que tout le monde l’a vu: Il était une fois dans l’Ouest (Sergio Leone)
Films Moby Dick (on rêve de le voir depuis des années et impossible à attraper avec les yeux) : Nashville (Robert Altman), A brighter summer day (Edward Yang)
Pas vu un seul de leurs films : Franck Taschlin, Richard Brooks, Bob Fosse, Werner Schroeter
Vu qu’un seul de leurs films (et qu’est-ce que j’attends pour voir le reste) : Dario Argento (le film, c’est Suspiria) et Edward Yang
Vu tous leurs films sauf un: Bresson (sauf Les Anges du péché), Jarmusch (sauf Permanent Vacation), Kubrick (sauf Le baiser du tueur), Pialat (sauf La gueule ouverte), Desplechin (sauf Leo en jouant dans la compagnie des hommes)
Vu tous leurs films : Q&A, Quentin et Alain, Tarantino et Resnais.

BIENVENUE DANS L’AGE INGRAT

Tout le monde les as vus entre 11 et 16 ans, sauf moi et toujours pas rattrapé depuis : Breakfast Club (John Hughes) et tous les Die Hard
Film que j’aurais adoré à l’adolescence mais vu (et apprécié) beaucoup plus tard : Bettlejuice (Tim Burton)
Films qui m’ont fait entrer en cinéphilie : Mon oncle (Jaques Tati) à 7 ans et Thérèse (Alain Cavalier) m'a fait rentrer définitivement dans les ordres 7 ans plus tard.
Adorés à l'adolescence puis abandonnés : Buffet froid (Blier) et Le nom de la rose (Jean-Jacques Annaud)
Adorés à l’adolescence et auxquels on reste tout de même fidèles, malgré leurs coups de vieux manifeste et leurs poses évidentes : Paris Texas et l’Etat des Choses (Wim Wenders)
Trop fashion à l’adolescence, et qui malgré mes craintes lors de leur revoyure récente, tiennent encore sacrément le coup : Stranger than Paradise (Jim Jarmusch) et Mauvais Sang (Leos Carax)

DES GOUTS ET DES COULEURS

Chefs d'oeuvres méconnus : Travail au noir (Jerzy Skolimowski), deux films d’Iosseliani : Il était une fois un merle chanteur et Pastorale, et le premier film américain de Milos Forman : Taking off.
Navets géniaux : A 8 ans, me souviens avoir adoré Cannonball run (Hal Needham 1981) et Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines (Ken Annakin 1965). Pas sûr du tout de les aimer autant aujourd’hui, mais sûr que même si les films sont complètement ratés ou mollassons, j’adorerais continuer à regarder les courses de bagnole et de ballons dirigeables. Ne jamais négliger les films où les véhicules jouent bien mieux que les acteurs. Dans le même genre, avec plus de mauvais esprit, La course à la mort de l’an 2000 (Paul Bartel) : même type de nanar où les voitures sont bien meilleures que les types en combinaison. En plus, un petit assaisonnement situ (puisque le film décrit une sorte de Paris-Dakar sur le territoire américain).
Dans le même cycle de la Cinémathèque en 1999 (sur les productions Corman des années 70-80), vu Rock n’ roll high school (Alan Arkush 1979) sorte de sous-doués américains avec les Ramones dans leur propre rôle. Mal écrit, mal joué, mal éclairé, mal réalisé, mais l’énergie rock binaire fait le reste, comme pour les films avec Elvis.
Sinon, les Russ Meyer doivent rentrer à l’aise dans cette catégorie, mais je crois aussi n’en avoir jamais vu un seul en entier.
Femme Fatale (Brian de Palma) : scénar et propos de série Z mais débauche de mise en scène ostentatoire et virtuose qui n’a jamais paru aussi inutile.
Enfin, Sauve qui peut (la vie) (Jean-Luc Godard) ou Labyrinthe des passions (Almodovar), ces films faits « sans filet » qui alternent les moments de génie et les plats ventres cruels sur l’asphalte peuvent-ils être considérés comme des navets géniaux ? Un navet génial est-il le mauvais film d’un cinéaste d’abord inspiré ou une suite de fulgurances produite en toute inconscience par un faiseur ? Vaste débat.

Sinon, on peut toujours aller faire un tour dans la caverne d'Ali Baba .

Films détestables : Podium (Yann Moix). Summum du mépris de classe, du cynisme et de l’avidité de gloire toc vantée par la télé. Yann Moix restera tout de même comme le type qui, comme première image du premier plan de son premier film a choisi de mettre… le logo de TF1, certes vintage mais quand même pas une raison. En clair, un film où l’audimat remplace même la caméra.
Merci la vie (Bertrand Blier) pour son infâme parallèle sida - Shoah et sa confusion de sens masquée derrière un godardisme de façade.
FAD (film anti-détestable) loin d'être fade : Salo (Pier Paolo Pasolini), quoique qu’a priori, lesté de tous les handicaps qui menacent à tout moment de le faire sombrer.

SEUL CONTRE TOUS

Tout le monde l’adore sauf moi : Pulp fiction (Quentin Tarantino)
Doit être le seul à l’adorer : Freedom (Sharunas Bartas)
Tout le monde y pleure sauf moi, cœur de pierre : Sur la route de Madison (Clint Eastwood)

HUMEURS ET EMOTIONS

Pleurer à chaque fois : In the mood for love (Wong Kar Wai) et la mort du grand-père dans Taste of tea (Kastuhito Ishii)
Mourir de rire à chaque fois : Les scènes de comédie, mais aussi les séquences de kung-fu, de manga et l’enregistrement de la chanson pop dans Taste of tea (Katsuhito Ishii)
Annie Hall et Broadway Danny Rose (Woody Allen). Pas vraiment mdr, mais plutôt un sourire et un entrain égal qui ne se fane pas vision après vision.

Etre émoustillé à chaque fois : Deborah Unger dans Crash (Cronenberg). Mais qu’est devenue cette actrice belle comme une sainte ?
Les scènes d’amour saphique dans Mulholland Drive (Lynch). Mais qu’est devenue Laura Elena Harring ? Sans doute devrais-je écrire pour ces deux actrices et organiser leur come-back dans « the most emoustilling movie ever made in Hollywood».
Sinon, étranges similitudes dans les sensations émoustillantes que produisent aussi bien la deuxième partie de Blissfuly yours (Apichatpong) que la scène du baiser dans Une partie de campagne (Jean Renoir).
ON NE S’EN LASSE PAS
Débuts dont je ne me lasse pas :
Aguirre, la colère de Dieu (Werner Herzog) : Le cortège dans la cordillère des Andes.
Il était une fois un merle chanteur (Otar Iosseliani) : Le musicien en retard qui arrive juste à temps pour placer son coup de cymbale.
Conversation Secrète (Coppola) : La filature sonore.
Le vent nous emportera (Abbas Kiarostami) : L’arrivée dans le village.
Uzak (Nuri Bilge Ceylan) : Le départ du village et la traversée du paysage.


Fins dont je ne me lasse pas :
Profession Reporter (Antonioni) : le plan séquence final : De l’intimité de la chambre à l’étendue du paysage. Traversée du miroir et passage de la vie à la mort.
Pickpocket (Robert Bresson) : « Jeanne, pour aller jusqu’à toi, quel drôle de chemin, il m’a fallu prendre ».
Gens de Dublin (John Huston) : la confession finale et les plans sous la neige.
Tropical Malady (Apichatpong Weerasethakul) : la marche vers le tigre et le face-à-face avec le fauve
SUITE A CETTE INTRUSION REMARQUEE D’APICHATPONG, JE FAIS APPARAITRE UNE SOUS-SOUS-CATEGORIE QUI LUI EST DEDIEE. (et qui, je le concède, est totalement annexe à ce questionnaire).
Bonheur total : la deuxième partie de Blissfully yours, correspondant alors parfaitement à son titre.
Comment ai-je pu vivre d’octobre 2002 à juillet 2007 sans avoir vu Blissfully Yours ? : question existentielle.
Personne que j’aimerais retrouver pour lui expliquer qu’elle ne comprend rien de rien au cinéma et donc à la vie: Celle qui a hurlé « bidon, bidon ! » à la fin de la projection de Tropical Malady à Cannes et qui, bien ne n’ayant pas apprécié le film (après tout, c’est son droit) est resté jusqu’au bout alors que les quatre cinquièmes de la salle étaient sorties. Pourquoi cette personne est-elle restée jusqu’au bout : critique vissé à son fauteuil par devoir professionnel ? Amoureux de la Thaïlande qui espérait en voir plus ? Que de mystères !…


ET JE REVIENS A « ON NE S’EN LASSE PAS »
Vu, vu et revu, toujours avec le même plaisir: Mon oncle et Playtime (Jacques Tati), Adieu Philippine (Jacques Rozier), Psychose (Hitchcock), Gerry (Gus van Sant)
Vu, vu et revu, mais jamais en salle (en amphi de fac, en ciné-club, sur les moniteurs du Forum des Images, sur You Tube) : La jetée (Chris Marker)
Vu qu’une seule fois, mais sûr et certain que je pourrais le voir et le revoir (d’ailleurs, j’ai déjà hâte) : Bonjour (Yasujiro Ozu)
CRITIQUE DE LA CRITIQUE
Cahiers du Cinéma, Positif ou ni l'un ni l'autre : Impossible de passer un mois sans jamais jeter un œil sur les sommaires de leurs numéros.
Cinéaste trop vanté : Dans l’histoire du cinéma, du mal avec la comédie type Cukor, Mc Carey dont la théâtralité me paraît sacrément vieillotte et qui me parle d’un monde trop loin de moi.
Sinon aujourd’hui, Hou Hsiao Hsien me semble vraiment sur la mauvaise pente. Depuis le sommet des Fleurs de Shanghai (1996), chacun de ces films est bien moins bon que le précédent.
Les films de Rivette me demandent à chaque fois de gros efforts, mais ils restent fermement dans ma mémoire.
Sinon, ouvrons le lourd dossier du cinéma français. Benoît Jacquot fait des navets loués par la critique. Comment peut-on rater à ce point un film comme A tout de suite avec un point de départ en or et un sujet magnifique ? Je me perds en conjectures sur Brisseau, dont le seul film vraiment réussi est à mes yeux, De bruit et de fureur. Mais est-il un cinéaste si vanté que ça ? Quant au délire sur Lady Chatterley, pas trop compris cet enthousiasme général, alors que le film me paraît juste honnête. Des adaptations de bonne tenue comme celle-là, il devrait y en avoir cinq par an. Ce devrait être la norme et pas l’exception. Trouble every day me semble un film d’étudiant en école d’art, mais ce que j’ai vu d’autre de Claire Denis, c’était plutôt bien.
Cinéastes trop peu vantés : Stanley Donen, Jerzy Skolimowski et Jacques Rozier.
Cinéaste en courant alternatif (tour à tour détesté et apprécié) : Kusturica et Paul Thomas Anderson (détesté Magnolia, adoré Punch drunk love. On verra le prochain).
PANTHEON
Sainte trinité
Pour la « modernité cinématographique » : Bresson / Resnais / Pasolini (Godard est jaloux comme un pou de ne pas être dans la liste, mais il est un peu un mélange des trois et il a bien emprunté à chacun d’entre eux).
Pour le cinéma récent: Gus van Sant / Kiarostami / Cronenberg (Lynch est jaloux comme un pou de ne pas se retrouver sur le podium, mais il avait qu’à faire un peu mieux avec son empire de l’intérieur).

13 commentaires:

Ludovic a dit…

Voilà de quoi me faire regretter d'avoir été si rapide dans mes réponses : quelle liste !

Tout à fait d'accord pour l'obscénité de "Podium" que j'avais oubliée, Benoît Jacquot qui est un cuistre (cinématographiquement du moins), la grandeur méconnue de Donen et de Skolimovski...

Dr Orlof a dit…

Génial! Je crois que je vais compléter mon questionnaire dès demain!
Bien entendu, il y a certaines réponses qui m'ont fait mal (m'enfin, "la salamandre", c'est une pure merveille!)mais j'ai surtout constaté que nous avons de nombreux souvenirs d'enfance en commun ("Peur sur la ville", "Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines" avec JP.Cassel en "french lover")et une passion qui nous rapproche même si nos goûts peuvent parfois différer...

Damien a dit…

Beaucoup d'impresions en commun aussi, c'est incroyable, surtout dans les détails !
Sinon je comprends mal ce qu'il y a d'infâme dans "Merci la vie", que j'avais bien aimé à sa sortie (mais pas revu depuis...).
Comment as-tu fait pour passer au travers de "Il était une fois dans l'Ouest" ? ça me paraît impossible, c'est bien simple : je n'y crois pas.
Ah, une autre explication pour la personne qui a hurlé "bidon !" à la fin de la séance de "Tropical Malady" : elle s'est probablement réveillée au générique de fin...

Vincent a dit…

Jolie liste. Je vous suis complètement sur Déborah Unger (quel souvenir émouvant) et Iosseliani. Sur les reste ça se discute mais toutes affaires cessantes, il FAUT voir "Il était une fois dans l'Ouest"

Nuno Pires a dit…

Sacrée liste! Un pur plaisir de lire ce débordement de passion cinéphile.

Joachim a dit…

Plaisir de faire plaisir et désolé pour les réponses qui font mal, mais ça me paraît inévitable tant ce genre de questionnaire assume son arbitraire, sa subjectivité et l’écart entre l’idée que l’on peut se faire d’un film et son impression de spectateur.
Cela dit, je ne demande qu’à revoir les films, adorant réévaluer ceux que j’ai vus au mauvais moment. « Vive l’amour » m’avait copieusement ennuyé à l’époque, mais comme j’ai adoré les titres postérieurs de Tsaï Ming Liang, sûr qu’en le revoyant aujourd’hui, il ferait un bond spectaculaire dans mon appréciation. « La Salamandre », c’est typiquement le film dont j’entendais parler depuis des années et dont j’attendais beaucoup, mais je dois être franc avec mes impressions de longueur et de redite procurées par le film. Cela dit, sa singularité est indéniable, il y a des scènes géniales, mais pas mal de tunnels entre. J’ajoute que l’ennui n’est pas un critère si infâmant que ça. Quand bien même, j’ai lutté contre mes paupières devant « In girum… » ou « India Song », ces titres valent beaucoup pour moi. Il y a peut-être des films qu’on préfère « avoir vu » qu’être en train de regarder. C'est aussi mon impression devant beaucoup de films de Rivette dont le souvenir du « Pont du Nord » est encore vif. Cas aussi intéressant et paradoxal : « Sauvage Innocence » de Garrel : vingt premières minutes impossibles de nombrilisme et l’impression de voir un film se flinguer tout seul et puis… une deuxième heure magnifique, une véritable chorégraphie de silences et de secrets, qui permet au film de garder une place toute particulière dans ma mémoire.
Et puis, dans les titres « à voir toutes affaires cessantes » figure aussi « A star is born » qui sans doute ferait briller d’un éclat neuf l’étoile ternie de Cukor.
Cela dit, en revoyant ces listes, je constate aussi quantité d’oublis qui me font encore plus mal. Comme si la liste n’était pas assez longue comme ça, j’invente donc deux nouvelles catégories :
« Films qu’on se veut d’avoir oublié de citer alors qu’on les adore au-delà de toute mesure : Le miroir de Tarkovski, Chaînes conjugales de Mankiewicz, Certains l’aiment chaud, Sunset Boulevard et La garçonnière de Billy Wilder, La voie lactée et Le fantôme de la liberté de Bunuel, Leopard man de Tourneur, Prima della revoluzione de Bertolucci, The Wild bunch de Peckinpah »
« Cinéastes auprès de qui s’excuser pour les avoir oubliés : Ford, Hawks, Murnau, Kurosawa, Lang, Mizoguchi, Fuller, Blake Edwards, Nicholas et Satyajit Ray, Oshima et Jean Noubli».

EdSissi a dit…

Chapeau, quel boulot! Je vois quantité de réponses avec lesquelles je suis d'accord (Cukor, "Femme fatale", "La jétée", Hou Hsiao-hsien après "Les Fleurs...", "Lady Chatterley", Skolimowski, "Nashville" toujours pas vu non plus...).
Mais alors l'idée du film réunissant Deborah Hunger et Laura Harring, je réserve ma séance de suite. Par rapport à Cronenberg, on pourrait ajouter dans les moments émoustillants la scène de "A history of violence" avec Maria Bello habillée en pom-pom girl.

MAISOUBLANCO a dit…

Je viens lire ta liste de temps en temps, elle me permet à chaque fois de me dire : " Tiens il manque ce film" et j'ai ainsi le plaisir de le redécouvrir.
Aujourd'hui DVD d'une merveille de malice et de tempérament : La forteresse câchée de Kurosawa. Merci

philippe a dit…

jolie liste ainsi que la manière de la constituer même si je n'ai pas aperçu Shara de Naomi Kawase

Anonyme a dit…

Quelle sélection!
j'en profite pour vous dire que si cela vous intéresse, StudioCanal organise fin novembre début décembre une rencontre avec des bloggers cinéphiles où votre présence serait très appréciée!
N'hésitez pas à me contacter à cet égard, pour davantage d'information.
mcadoret[@]buzzparadise.com

Pascale a dit…

Comment ??????
Que lis-je ?
Que vois-je ?
Qu'entends-je ?

Tu n'aimes pas Sur la Route de Madison ???

Bon,
adieu.

P.S. : je t'ai quand même mis dans mes liens pour te secouer les puces de temps à autre !

Joachim a dit…

Argh... Oui, je savais qu'avec de tels aveux... Clint, j'ai l'impression qu'avec lui, c'est un film sur deux. Je ne sais pas trop pourquoi, mais parfois je marche complètement (Un monde parfait, Lettres d'Iwo Jima, Million dollar baby), parfois j'ai l'impression de voir les -grosses- ficelles (Gran Torino, La route de Madison, Minuit dans le jardin du bien et du mal). C'est évidemment très subjectif mais je dois aussi être honnête avec mes impressions de spectateur. Cela dit, j'aime beaucoup aussi certains de ses films dits mineurs habités d'une vraie énergie de série B (notamment le sous-estimé, à mon sens, "Jugé coupable").

Sela de www.mauvais-genres.com a dit…

Sacrée liste ! Dans les classiques j'ajouterais l'Aurore de Murnau, Voyage à Tokyo de Ozu, les 7 samourais de Kurosawa… il y en a tellement… et tant mieux ! En tout cas merci pour toutes ces idées pour soirées cinéma.
Amicalement, Sela.