lundi 1 septembre 2008

La danse de mort

Enfin vu Eros + Massacre (Kiju Yoshida 1969), un des films dont le seul titre me faisant fantasmer tout en en augmentant le mystère.

Histoire(s) de "modernité". Si le film s'impose comme l'un des jalons de la "modernité cinématographique" et toise aisément Bergman, Antonioni ou Godard, cette séquence...


... rappelle également à point nommé comment l'espace de la maison japonaise était déjà une matrice de la modernité spatiale. En somme, certains enjeux du cinéma moderne et de l'architecture moderne trouvent des points de conjonction: passage d'un espace "perspectif" à un espace "pictural" (et partant abstrait voire mental), multiplicité des repères et des points de vues, ambiguïté productive entre surfaces à deux dimensions et espaces à trois dimensions. De fait, si la maison devient un jeu de chausse-trappes entre parois coulissantes et panneaux qui se transforment en piège, c'est avant tout pour faire "exploser la boîte" et produire un espace fluide et mouvant, où tout ne serait plus que "point, ligne et plan" (et couleurs éventuellement).
En haut : Palais Impérial de Katsura (1615)
En bas: Maison Schroder (Gerrit Rietveld architecte 1924)

2 commentaires:

michael a dit…

Content de lire cette remarque intéressante pour un film assez complexe.

;)

Anonyme a dit…

dommage, on ne peut plus visionner la séquence!