mercredi 25 février 2009

Lynch rocks

La reprise de la reprise : Dieu que cette comptine est douce (Pixies 2004)



La reprise : Dieu que ce cri est flippant ! (Pixies 1988)



L'original : Dieu que ce chant est doux et flippant, à la fois ! (David Lynch 1977)



Et puisqu'on est dans les Pixies, cet autre cocktail rock + flingues (soit la même recette que Tarantino mais pour un autre résultat).

3 commentaires:

Edisdead a dit…

Trois remarques :

1) "Au Paradis", les membres des Pixies ne vieilliraient pas (et nous non plus).

2) Le cri de Black Francis, c'est ce qui me reste dans les oreilles 18 ans après un concert des Pixies à Bordeaux où il avait fini éructant de manière hallucinante sur "Tame".

3) Quand j'écoute les Pixies, je pense à Lynch, invariablement. Je ne sais trop pourquoi. Pas seulement à cause de cette reprise. Peut-être à cause du goût partagé pour les histoires d'extra-terrestres naissant du quotidien, pour l'étrangeté des images (les fameuses pochettes des albums signées par Vaughan Oliver pour 4AD), pour cet art (rock ou cinéma) porté au plus haut par des gens a priori banals.

Joachim a dit…

Pour ma part, j'ai découvert les Pixies sur le tard avec "trompe le monde" (au lycée, j'étais trop snob pour le rock et me forçais à écouter du jazz, tu vois le genre...) et je n'ai pas eu la chance de les voir sur scène. Si j'avais une machine à remonter dans le temps et l'espace, disons que mon premier souhait serait de revenir à Oxford (ou Cambridge, je ne sais plus) vers 1964 pour assister aux premières rencontres des membres des Monty Python et m'incruster dans la bande. En deuxième choix, j'irais à Boston au milieu des années 80 pour être le cinquième Pixies... Ouais, en même temps, je pourrais remonter plus loin, aux premières réunions surréalistes, dadaïstes, situationnistes and so on...

La conjonction avec Lynch est effectivement assez nette, à une nuance près tout de même. Chez Lynch, on n'oublie jamais qu'on est dans l'artifice le plus orchestré (et le personnage me paraît tout faire pour ne pas apparaître banal) alors que l'étrangeté des Pixies sonne nettement plus naturelle (surtout sur scène). Si on met de côté les pochettes 4AD, c'est effectivement troublant de voir comment un groupe ayant négligé à ce point le look et l'imagerie a réussi à produire une musique qui stimule tellement l'imaginaire et les fantasmes.

Griffe a dit…

J'ai entendu dire - je ne sais pas si c'est vrai - que la série "Twin Peaks" est truffée de références aux chansons des Pixies, l'un des groupes préférés de Lynch...