jeudi 30 octobre 2008

Buster Bond


Pendant que le monde s'écroule, cultivons le flegme au naturel.
(Steamboat Bill Junior - Buster Keaton 1928)


80 ans plus tard, le monde n'en finit pas de s'écrouler, cultivons le flegme au numérique.
(Quantum of solace - produit dérivé - James Bond 2008)

Et puisque les commentaires me rappellent cette autre référence:
Deadpan (Steve Mc Queen 1997), autre "remake" keatonien.

6 commentaires:

Frederic a dit…

le traitement numérique du Buster Keaton est très bien fait... on ne voit même pas le trucage...

PS : tant que j'y pense, à propos de numérique... à propos de passerelles... il y a dans ma liste de lecture un site de prospective "numérique" qui fait la part belle à l'urbanisme et à la culture... va savoir pourquoi : je pense à toi et à "365jours.." chaque fois que je m'y promène..
par ex, ici : http://tinyurl.com/5ta467
ou là: http://tinyurl.com/648o3g

Pascal a dit…

Rien à voir. mais je vous remercie d'avoir mentionné mon blog lors de votre interviou.
Pascal.

Damien (de sable) a dit…

Merci d'avoir cité mon blog itou : j'ai découvert que j'étais une boutique de broderie sur l'île d'Oléron !

Joachim a dit…

Frederic

Merci pour les liens qui promettent encore de longues heures de lecture. Contrairement à ce que tu penses peut-être, je ne suis pas du tout un spécialiste des mondes virtuels et des simulations 3D pourtant courantes en architecture. En plus, en général, il y a souvent un écart entre l'impression assez lisse de ces mondes virtuels et des sensations plus contradictoires procurées par des espaces réels et concrets. Mais mon post précédent sur le musée de Siza pointait l'exemple inverse avec cet effet de mimétisme assez étonnant entre virtuel et réel.

Pascal et Damien

Merci de me pister dans mes interviouves. J'ai eu des scrupules après coup car je me suis rendu compte que j'avais aussi oublié un certain nombre de blogs que je lis régulièrement (comme ça, les "25 images" de D&D, le "Balloonatic" de Buster et les "Jours chômés" de Martin"... and so on...). L'aiguillage vers la boutique de broderie est effectivement piquant. C'était ma passion secrète que je n'osais guère révéler...

Liaudet David a dit…

Joachim, connaissez vous la traduction que Steve Mac Queen, artiste vidéaste (pas l'acteur) a réalisé d'après cet extrait de Keaton ?
N'est-ce pas superbe ?

Joachim a dit…

Cher David

Je crois effectivement avoir vu à Beaubourg cette vidéo de Steve Mc Queen mais elle était sortie de ma mémoire. Effectivement, la référence à Keaton coule de source et en même temps, l'impression produite n'est pas tout à fait la même, question de présence corporelle sans doute. De toute façon, je reviendrai bientôt sur "Hunger", le premier long-métrage de SMcQ, l'un des films les plus impressionnants de l'année.

Même si l'inspiration de la pub de James Bond n'est sans doute pas à trouver directement chez Keaton, je ne peux m'empêcher d'y penser, à cause de cette impassabilité et de la dimension chorégraphique de ce corps face aux éléments déchaînés. Reste à savoir si la chorégraphie vient du corps de Craig lui-même ou si tous les mouvements sont numériques.