mercredi 4 novembre 2009

Si vous voulez lire...



... une percutante analyse de ces deux vidéos, rendez-vous à la page 66 de cette modeste publication (ou si vous utilisez le lien, rendez-vous plutôt à la page 70 du feuilleteur, parce qu'ils ont rajouté de la pub dans la version numérique, mais c'est écrit tellement petit, encore plus petit que ça que vous serez obligés d'acheter le journal donc de revenir à la page 66, hi, hi,hi).

6 commentaires:

Ed(isdead) a dit…

Ah ouais, non mais là j'peux aller me rhabiller avec mes cinq lignes dans Positif...
Je vais vite me procurer ça pour le lire.
Chapeau l'ami !

Vincent a dit…

C'est écrit vraiment trop petit, mais j'en conclus qu'il s'agit de ta collaboration à la célèbre revue. Je suis très impressionné. Il va donc falloir que je fasse une entorse à mes principes et que je ma la procure :)
Sinon, ces deux films sont superbes.

Boris a dit…

"Il n'est pas interdit de trouver bien plus de poésie dans le dispositif même du film et son artisanat de démiurge liliputien que dans son récit d'animation au sens strict."
Et c'est bien là tout le problème et la grande faiblesse de ces deux films. Car certes nous ne sommes pas dans la superproduction (modalités artisanales) mais les deux films sont et se veulent avant tout l'expression d'une virtuosité: "Regarde comme je suis balaise !", "Regarde comme je peux être génial techniquement avec trois fois rien". Sous couvert de la forme artisanale, de l'économie de moyens, on peut se permettre n'importe quoi, peu importe le sens, la portée du moment que ça irradie brièvement la pupille.
Les propos de Joachim Lepastier concernant le travail sur l'architecture, le plan... ne sont ils pas que pure exagération. Ce travail de peintures animées (qui n'a d'ailleurs rien de bien nouveau) aurait pu être réalisé dans un autre lieu pour peu qu'il réponde aux contingences du dispositif filmique. N'exagérons rien non plus Joachim L. les enjeux architecturaux ne sont pas de l'envergure de Rear Window tout de même. Non ici on est plus dans le prétexte, le 'truc'. Quant à ce qui est dit du Buzz internet dans l'article... dire ça ou autre chose.
Le sens, la poésie, la profondeur je la cherche encore !
Quand pensez-vous à titre personnel ?

Boris a dit…

Je suis navré, je n'avais pas fait le lien et ignorais que l'auteur de l'article et vous même ne faisiez qu'un. Désolé encore de cette méprise très bergmanienne. Malgré tout j'assume pleinement mon commentaire. Je prends beaucoup de plaisir à lire votre blog et espère ne pas vous avoir trop froissé.

Appels d'air a dit…

Videogiocco, bien marrant. Travail réussi.
Baltha

Joachim a dit…

Amis positifs !

Comme dit chez Ed, je me suis donc procuré la revue rivale. Si vous faites de même de votre côté, on est bien parti pour renflouer la presse cinéma !

Baltha

Du même avis que le vôtre, mais je pense qu'il y a un petit plus... Précisément, le découpage des dessins en petits morceaux permet aussi de dédramatiser l'animation et d'amener un peu d'humour à son aspect "gore" (ça me fait penser aux livres pour enfants où les corps sont séparés en lanières : tête, troncs, jambes)...

Boris

Tout d'abord, cher Boris, merci de votre fidélité et ne vous sentez pas gêné d'apporter la contradiction (les commentaires sont là, entre autres, pour ça).

Bon, je n'ai jamais mis ces deux vidéos au niveau de Rear window ou de Fritz Lang, mais j'y vois tout de même plus que d'habiles démos. Comme dit dans l'article, je suis au fond nettement plus sensible à la poésie du geste apparent des deux (enfin trois) auteurs qu'à leurs univers graphiques. Que les films n'aient pas de propos très fourni, soit, mais leur exploitation de la "deuxième dimension et demie" (entre les surfaces dessinées et les trois dimensions de l'espace architectural) et l'inscription des corps des auteurs au travail dans ces espaces (ce qui ne me paraît pas si fréquent dans les vidéos internet) suffit à m'intéresser.

Quand vous parlez de virtuosité vaine, d'"irradier brièvement la pupille", je ne suis pas sûr qu'au moment où Dziga Vertov tourne L'homme à la caméra, son but premier ne soit pas précisément de "flatter l'oeil" sans se poser beaucoup plus de questions : tourner, essayer des effets, expérimenter au tournage ou à la prise de vue, regarder ce que ça donne...et construire du sens à partir de ça. Je ne dis pas que le film n'a pas de propos, mais quand je le vois et le revois aujourd'hui, je retiens surtout son élan formel, sa joie, son envie qui transcende le labeur et la technique (ainsi que le propos sur le devenir de l'homme-machine).

Toutes proportions gardées (là encore, il ne s'agit pas de mettre ces vidéos au même niveau que ce chef d'oeuvre), j'ai ressenti, à la découverte de ces deux vidéos, une joie voisine dans la combinaison d'un dispositif assez sophistiqué avec l'enregistrement de performances corporelles.

(Tiens, la confrontation des performances du corps humain et de la technique cinématographique, traverse aussi bien Vertov que ces deux vidéos).

Cela dit, il n'est vraiment pas simple de trouver une alternative entre le zapping du net (consommer les vidéos sans même savoir qui en sont leurs auteurs et les oublier, parfois injustement) et la glose peut-être trop savante ou sérieuse en regard de ces "petits" objets. Pour l'instant, c'est une simple page écrite pour attirer l'attention et laisser ensuite chaque spectateur libre de son jugement (que par ailleurs, je ne tiens absolument pas à infléchir chez vous...) ;-)