lundi 15 février 2010

Quand Gene Hackman rend hommage à Rohmer


"Regarder un Rohmer, c'est comme regarder de la peinture sécher". (extrait de Night moves Arthur Penn 1975)

Hum, hum, Gene, si tu veux voir de la peinture sécher (disons, plus précisément, de la gouache s'écailler), regarde plutôt ça :


Chairlift - Evident ustensil (clip de Ray Tintori 2009)

Sur le premier extrait qui m'a toujours intrigué (on trouve aussi des jugements vachards sur des films contemporains chez Moretti, Woody Allen, Skorecki ou Apatow, tous dotés d'un degré d'acidité plus ou moins virulent, mais on ne s'attend guère à trouver un jugement aussi péremptoire dans un polar), vous pourrez lire Kent Jones en page 22 des Cahiers et sur la seconde vidéo, la futile contribution de votre serviteur en page 68 de cette même revue.

3 commentaires:

pradoc a dit…

Sympa l'extrait avec Gene Hackman, bien qu'évidemment je ne partage pas du tout l'opinion du personnage.

Il y a juste un détail que j'aimerai éclaircir (je n'ai pas vu le film), est-ce que tu penses que c'est un jugement de valeur ou simplement le personnage qui parle ?

tiout a dit…

tu twittes plus?

Joachim a dit…

Pradoc

L'exédèse sur ce très bref extrait est assez fournie. Penn a cru bon, après coup, de préciser qu'il était très admiratif de Rohmer et de rajouter que le personnage d'Hackman n'était pas animée de la plus grande des clairvoyances. Ce jugement péremptoire en rajouterait dans son aspect "à côté de la plaque). C'était aussi l'époque où le cinéma français (Truffaut et Rohmer en particulier) était utilisé comme marqueur social et culturel dans certains milieux américains. Il y a donc sans doute là une petite pique satirique. Mais tout est précisé dans l'article de kent Jones.

Tiout
Un peu de retard sur twitter, dont on se lasse plus vite que le blog... mais bon, je vais essayer de rattraper ça.